dimanche, 23 août, 2020

Indocti discant et ament meminisse periti.

L’excellent site-plateforme « L’air du bois » propose à qui en a le courage ou le souhait de participer à « constituer un catalogue d’ouvrages autour de la matière bois, du travail de celle-ci et des divers sujets qui l’entourent ». La liste actuelle est déjà bien fournie mais gagnera à se pourvoir de fiches d’ouvrages plus anciens, à fortiori parce qu’un nombre conséquent est déjà en ligne, et pas seulement sur Gallica.

Parti pour m’occuper de la fiche du Manuel du tourneur de Louis-Éloi Bergeron, j’y allais, aussi, de ma critique. Mais les machines ont parfois du bon pour, comme c’est le cas ici, nous rappeler de ne pas dépasser les limites. Mon bla-bla était trop long ; c’est donc au présent blog de prendre le relais... Sans doute est-ce même une bonne occasion pour inaugurer un style que je ne renie pas. Ici comme ailleurs, seul l’avenir en donnera, ou pas, la confirmation.

 


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jeudi, 15 février, 2018

Premier article...

Parce qu’il faut bien commencer par un premier et se jeter à l’eau... Même si c’est loin d’être parfait et même si l’on n’a, en fait, pas grand-chose à raconter sur le sujet de ce lancement de blog. Il y a pourtant déjà en ligne ― et sur le même nom de domaine ― un forum Web, dont je suppute fort qu’il n’est pas exactement prêt à être envahi de compagnons disposés à échanger et donner leur savoir sur la stéréotomie, l’Art du trait... ou autres géométrie descriptives... Et puis la « forme Forum » n’est pas la « forme Blog » ; je veux dire qu’elle est par définition plurielle alors que ce journal est singulier. Et je n’ai jamais vraiment tenu de blog. Donc j’ai très envie d’essayer. Par le passé, il m’est arrivé de publier des articles, généralement sur l’Orgue et sa facture, parfois dérivant sous l’éclairage informatique (chez moi un peu une manie), mais je n’ai jamais vraiment envisagé de faire des billets avec ne serait-ce qu’un peu de régularité. Qu’on ne s’y trompe pas : nous ne somme pas ici, ni sur Facebook, ni sur Twitter qui sont pour moi la forme parachevée de la soumission à un système, forcément aliénant. Ici, point de pubs ; pas plus que de réseau... Je maîtrise cette forme éditoriale et c’est un choix délibéré de m’être orienté vers le CMS Dotclear. Publier ici est aussi aisé que taper dans un traitement de texte ; d’ailleurs, je composerai sans doute mes billets sur mon traitement de texte habituel puisqu’il n’y a pas d’équivalent pour un minimum de mise en place typographique à laquelle je tiens. C’est aussi vrai que plus je vieillis, plus je pense de manière hypertextuelle. L’hypertexte, c’est un peu le remède au rabâchage : voyez Planche truc, Figure machin ; et ne m’ennuyez plus : tout cela a déjà été dit, écrit, et publié. Donc restons sur notre essentiel du moment.

Tiens, à propos d’essentiel : qu’il soit aussi bien précisé, et dans ce premier billet, que je n’ai pas exactement l’intention de spéculer ici. J’ai fort envie de parler bois, de parler trait, éventuellement symbole et signifiant ... à découvert (mon côté Open Source, évidemment). Il sera donc préféré l’évocation de la bonne pénétration du tenon dans la mortaise à celles qui se perdent dans les sodomies de diptères spéculatives. Dessiner une étoile à cinq branches, c’est de l’ordre du cours moyen, première année ; en faire l’analyse frise sans doute la seconde année : faire de cette conscience un acte de maîtrise m’a toujours fait beaucoup rire. Il n’y a rien de plus opératif que de passer des heures à nettoyer des photographies de Planches du xviiie siècle avec le premier Gimp venu ; rien, vraiment. Et si j’ai pris un plaisir fou à indexer les Planches et le texte des tables des matières de Roubo, pointant vers les trois bibliothèques E-rara, Gallica et Internet Archive, rien n’est plus prosaïque que de gérer, presque à la main, 8548 liens HTML distincts et indépendants avec des logiciels aussi simples qu’un tableur et un éditeur de texte. Le but, c’est d’avoir, peut-être, ce sentiment de participer à quelque chose d’un tant soi peu utile à l’ouvrier ordinaire ; pas de se placer au-dessus.

Je ne suis encore pas certain de laisser ouverts les commentaires de billets puisque ce blog se trouve répondre au nom de domaine « roubo.art » et que, je l’évoquais plus haut, forum web il y a. On verra bien ; on s’adaptera ; on évoluera ; dans la mesure du possible, dans la joie et la bonne humeur.